Belvédère de Buffon à Paris
Restauration générale
Une architecture métallique à portée symbolique du XVIIIᵉ siècle
Point de vue panoramique situé au sommet du Jardin des Plantes à Paris, le belvédère de Buffon, inauguré en 1787, se compose d’une ossature de fer dissimulée sous un habillage de bronze et de cuivre. Il constitue le plus ancien monument métallique conservé à Paris et est classé au titre des Monuments historiques.
Commandé par le comte de Buffon, il fut conçu par Edme Verniquet, architecte du Roi, et réalisé par Claude‑Vincent Mille, serrurier du Roi. Le fer employé provient des forges de Buffon en Bourgogne.
L’édifice porte une forte dimension symbolique, tant par sa conception que par le parcours labyrinthique qui y conduit, ainsi que par l’usage de sept métaux : or, argent, cuivre, fer, étain, plomb et mercure. À son sommet se dressent une girouette et une sphère armillaire, autrefois dotée d’un mécanisme sonnant midi.
Au cours de la Révolution disparaît l’inscription latine gravée sur l’entablement principal, dont le sens était :
« Comme le soleil fait vivre le monde de sa lumière et de sa chaleur, Louis XVI illumine de sa sagesse et de sa justice les hommes de son royaume. 1786 ».


Restauration d’un monument atteint par la corrosion
Restauré en 1951 puis en 1984, le monument présentait néanmoins plusieurs désordres liés à la corrosion ainsi qu’une altération avancée de son habillage. Sa structure, fragilisée, oscillait dangereusement sous l’effet du vent.
Exposée à l’humidité atmosphérique et aux intempéries, l’ossature en fer, en contact direct avec l’habillage en bronze, subissait une corrosion galvanique uniforme par effet de pile. L’emplanture des poteaux présentait également une corrosion par aération différentielle, due à une zone de stagnation d’eau située entre l’air extérieur et le béton coulé dans le piédestal lors d’interventions antérieures.
Pour assurer la pérennité de l’ouvrage, il fut décidé de procéder à son démontage complet, permettant d’engager les réparations structurelles nécessaires sur l’ossature métallique. Les éléments d’habillage furent nettoyés en atelier puis remontés, tandis que l’isolement électrique entre les différents métaux était amélioré afin de limiter les phénomènes de corrosion. Le soubassement en pierre fut également remis en état, et une table d’information vint compléter l’ensemble, offrant au visiteur un éclairage renouvelé sur ce monument singulier.



Edifice
| Date de construction | 1786-1787 |
| Commanditaire | Comte de Buffon |
| Architecte | Edme Verniquet, architecte du roi. |
| Caractéristiques | Architecture métallique, dimension symbolique. |
| Protection | Classement MH du 24 mars 1983. |
Mission confiée
| Agence | Sud/ Sud-Est Architectures – François Botton, acmh |
| Étendue et date | Étude de diagnostic (2013), APS, APD, DAT, PRO, DCE, RAO (2013-14). 2ième DCE, RAO (2017). |
Etudes
| Commanditaire | Muséum National d’Histoire Naturelle. |
| Caractéristiques | Étude de diagnostic. Mission de maîtrise d’œuvre. |
| Intervenant extérieur | A-Corros : diagnostic et préconisations. |
Chantier
| Maîtrise d’ouvrage | Muséum National d’Histoire Naturelle. |
| Maîtrise d’œuvre | Sud/ Sud-Est Architectures. |
| Date et durée | Janvier 2018 à juin 2018 (6 mois). |
| Entreprises | Lot 1 – Maçonnerie/ Pierre de taille : Ent. Dubocq. Lot 2 – Serrurerie/ Peinture/ Dorure : Loubiere. |
| Caractéristiques | Dépose/ repose pour restauration en atelier. |
| Montant travaux | 310 k€ HT. |

